Magnifique, pourtant j’ai douté les dix premières minutes, Sami Frey surjouait un peu, puis il trouva le ton juste et alors, quel bonheur d’entendre ce texte : une heure de lecture du “Molloy” de Beckett dans les Jardins de Mons, à l’ombre des platanes, lieu sublime. Depuis, je ne peux relire un de ces passages sans entendre la belle voix de Sami Frey, ses intonations, ses silences, la complicité qu’il instaura avec le public, comme :

img_0002“...c'est lui qui m'a dit que j'avais mal commencé, qu'il fallait commencer autrement. Moi je veux bien. J'avais commencé au commencement, figurez vous, comme un vieux con. Voici mon commencement à moi. Ils vont quand même le garder, si j'ai bien compris. Je me suis donné du mal. Le voici...”

J'ai pris cette photo, puis j'ai trouvé cette autre photo sur un blog d'Avignon ou je me suis vue dans le public... amusant...

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