aout 2010 : Il y a si longtemps que je n'ai pas lu Zoé Valdés, que je ne sais si aujourd'hui j'aurai le même avis. Ce n'est pas une question que je me pose pour tous les auteurs, mais là, sincèrement je ne sais pas.

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zoeValdesDès les premières pages, je suis secouée, bouleversée, sciée, retournée. Les mots de Zoé Valdés font mouche, son style me va droit au ventre dans un torrent d’émotions. Pourtant, pourtant, j’ai failli lâcher, tout abandonner sur des pages extrêmement dures (comme les avortements des filles à Cuba). J’ai persisté. Bien m’en a pris.

Dans « Café Nostalgia », ce sont des amis d’enfance réfugiés aux quatre coins du monde pour fuir « Cette-Ile-là » (Cuba n’est jamais citée). C’est la nostalgie qui attise le chagrin, détruit la volonté d’un retour à Cuba. C’est une histoire d’amour impossible parce que là aussi le passé ressurgit, anesthésie, empêche l’aboutissement.

On est entraîné, exténué, vidé dans le parcours de Marcela jusqu’à la lumière d’espoir, la possibilité d’une bonification de la nostalgie. Repousser la souffrance, la douleur mais garder le souvenir de « Cette-Ile-là »… et espérer vivre, enfin vivre.

Titre : Café Nostalgia | Auteur : Zoé Valdés | Editeur : Pocket | Thème : Littérature sud-américaine  -  (zazieweb 04/11/2002 )