lagarceSuis plongée dans le deuxième tome du journal de Jean-Luc Lagarce. Bouleversant. J'aime cet homme, son travail, sa sensibilité, sa fragilité. Une vie, bien sûr, si différente de la mienne, et que pourtant je comprend si bien, qui me semble si familière. Ce qui est étrange, c'est que j'éprouve le même sentiment avec Pierre Bergounioux lorsque je lis son oeuvre ou son journal, et ce sont pourtant deux êtres aux vies on ne peut plus aux antipodes, mais une sensibilité extrême les rapproche.

"François tient une place essentielle, quotidienne, dans la gestion de tout ce cirque. N'hésitant pas à appeler un chat un chat, à s'empoigner les problèmes tels qu'ils sont - mourir, renoncer, continuer... - à interdire ou à décider. Tout ça avec une dureté et une rigueur assez magnifiques.

Cet affreux gamin est en train de devenir un homme comme peu de gens ont la chance d'en avoir pour ami.

Il ne s'agit pas de réconfort, de soutien, mais juste de présence, de respect et de risque.

Sans lui, je ferais des bêtises."

Auteur : Jean-Luc Lagarce - Titre : Journal 1990 - 1995 - Edition Les solitaires Intempestifs