poisson d'orJe termine poussivement ce "Poisson d'or" qui me glisse entre les mains. Rien à faire, je n'ai pas accroché. Trop lisse, trop plein de bonne volonté, trop mou. Il faudra que je revienne à Le Clézio par un autre chemin, tenter à nouveau d'entrer dans son univers. Celui-ci me laisse sur ma faim. Je me souviens pourtant d'avoir lu et aimé un des ses livres, mais il y a longtemps et j'en ai perdu le titre (c'était avant l'ouverture de mon blog, ma "mémoire" :-) ).

Extrait (première page) :

Quand j'avais six ou sept ans, j'ai été volée. Je ne m'en souviens pas vraiment, car j'étais trop jeune, et tout ce que j'ai vécu ensuite a effacé ce souvenir. C'est plutôt comme un rêve, un cauchemar lointain, terrible, qui revient certaines nuits, qui me trouble même dans le jour. Il y a cette rue blanche de soleil, poussiéreuse et vide, le ciel bleu, le cri déchirant d'un oiseau noir, et tout à coup des mains d'homme qui me jettent au fond d'un grand sac, et j'étouffe. C'est Lalla Asma qui m'a achetée.

JMG Le Clézio - Poisson d'or - Edition Gallimard