17 septembre 2010

Pablo Neruda - Lamentation lente

<!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } -->Dans la nuit du cœur la lente goutte de ton nom glisse et tombe et brise et déploie en silence son eau. Légère sa blessure exige quelque chose et sa déférence courte et infinie, comme le pas d’un être qui s’égare soudain entendu. Soudain, soudain perçu et dans le cœur répandu avec l’insistance triste et le déploiement d’un rêve froid d’automne. La roue épaisse de la terre fait rouler sa jante humide d’oubli coupant le temps en... [Lire la suite]
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30 août 2010

Pablo Neruda

<!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } -->"Je touche la haine comme une poitrine diurne, moi sans arrêt, de vêtement en vêtement j’arrive de loin endormi. Je ne suis, ne sers, ne connais personne, je n’ai pas d’armes de mer ni de bois, je ne vis pas dans cette maison. De nuit et d’eau ma bouche est pleine. La lune persiste et décide de ce que je n’ai pas. Au milieu des vagues il y a ce que j’ai. Un rayon d’eau, un jour pour moi : un horizon ferré. Il n’y a pas de ressac,... [Lire la suite]
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23 août 2010

Pablo Neruda - Walking around

<!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } -->   "Il arrive que je me lasse d’être un homme. Il arrive que j’entre chez les tailleurs et dans les cinémas Fané, impénétrable, comme un cygne de feutre Naviguant sur une eau d’origine et de cendre. L’odeur des coiffeurs me fait pleurer à grands cris. Je ne veux qu’un repos de pierres ou de laine, Seulement ne pas voir d’établissements ni de jardins, Ni de marchandises, ni de lunettes, ni d’ascenseurs. Il m’arrive que je me... [Lire la suite]
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