53897i_0_2J’aime Denis Podalydes, j’aime son jeu et sa façon de parler du théâtre, j’aime ses livres (“Voix off”, “Scènes de la vie d’un acteur”), je partais donc, spectatrice déjà convaincue, à la rencontre de ce Richard II jamais rejoué dans la Cour d’honneur depuis sa première interprétation par Jean Vilar à la création du festival.

avignon_f_pascaud_richard_ii_M40405Mon impression finale reste mitigée : de bons moments, mais un manque de souffle, de folie shakespearienne, parfois l’impression que ça y était, que ça “décollait”, puis le calme plat, un peu d’ennui, jamais mauvais mais pas à la hauteur espérée.
Pas de chance non plus pour les acteurs, la longue poutre qui barrait la scène et qui devait brûler pendant les 3h de spectacle, et qui permettait avignon_f_pascaud_richard_ii_M40406aux acteurs de se positionner autour de ce feu, de l’intégrer dans leurs jeux, s’est éteinte au bout de 10 minutes, soufflée par le mistral. D’où certainement aussi ce flottement dans le placement des acteurs parfois.